Journée vérité pour Alstom, son PDG, Patrick Kron, et ses employés. Cet après-midi, le groupe, mal en point, tient son assemblée générale des actionnaires, tandis que tous les syndicats européens appellent à une manifestation devant le siège parisien de l'entreprise.
Près de 2 200 salariés sont attendus en provenance des sites français, allemands, britanniques et même polonais, pour la sauvegarde des emplois et contre le démantèlement du groupe. Lors du dernier comité de groupe européen d'Alstom, il y a une dizaine de jours, la direction avait annoncé la suppression de 5 000 emplois, dont 2 000 en France.
Sur le plan financier, la journée de Patrick Kron ne sera pas non plus de tout repos. Le PDG d'Alstom attend de ses actionnaires qu'ils acceptent une augmentation de 600 millions d'euros du capital du groupe. Un refus de leur part précipiterait la liquidation d'Alstom. Le vote promet toutefois d'être serré puisque les petits porteurs voient d'un mauvais oeil la dévalorisation de leur portefeuille dans ce flot de nouvelles actions.
Lors de cette AG, les actionnaires seront aussi appelés à octroyer, ou non, un parachute doré à l'ancien PDG, Pierre Bilger. Les syndicats parlent d'une enveloppe de 4 millions d'euros d'indemnités.
Pour détendre l'atmosphère, Kron pourra faire valoir l'offre d'Areva. Hier, le groupe nucléaire français a proposé entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros pour la seule division transmission et distribution d'Alstom. L'offre pourrait remettre le groupe sur les r




