Le monde des affaires réserve parfois d'étranges hasards de calendrier. Un an presque jour pour jour après le départ fracassant de Jean-Marie Messier, viré par ses actionnaires le 3 juillet 2002, le groupe présidé par Jean-René Fourtou est entré hier dans la phase active de sélection des candidats au rachat des actifs américains rassemblés dans Vivendi Universal Entertainment (VUE)... ceux-là mêmes que Messier avait racheté à Seagram en 2000 pour constituer Vivendi Universal (VU).
«Bidder». Sur les six offres américaines présentées hier au conseil d'administration de VU Liberty Media, Edgar J. Bronfman, Marvin Davis, MGM, General Electric et Viacom , une seule a été écartée : celle de Marvin Davis, dont on disait pourtant qu'elle était recevable. C'est maintenant le meilleur bidder (celui dont la proposition financière sera la plus élevée) qui l'emportera. «L'ensemble des acquéreurs potentiels de VUE a déposé des offres initiales qui comportent différents périmètres, évaluations et autres conditions», a précisé hier un communiqué. Les plus généreux pourraient payer entre 13 et 15 milliards de dollars pour racheter les studios de cinéma, les parcs à thème et les chaînes de télé câblées.
Et Universal Music ? Selon nos informations, le conseil d'administration a précisé que la priorité de la vente serait donnée au périmètre VUE stricto sensu, c'est-à-dire sans la musique. Une stratégie de bon ton, qui consiste à faire monter les prix pour les candidats que la musique intéresse




