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Les Tamouls jettent un pavé dans la mare des pubs Frog

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Ils font grève à Paris pour de meilleures conditions de travail.

Publié le 15/07/2003 à 23h55

La chaîne de restaurants Frog est de celles qui emploient des Sri Lankais et des Indiens en cuisine, et des jeunes Britanniques au service en salle. Le 16 avril, après le licenciement de deux des leurs, 29 Tamouls, tous travaillant dans les Frog pubs parisiens, se mettent en grève. Ils demandent la réintégration des deux licenciés et de meilleures conditions de travail. Pour se faire entendre, ils montent une cellule syndicale. La Confédération nationale du travail (CNT) les encourage et occupe largement le terrain.

Absence de vestiaires. Arun, petites lunettes d'intellectuel sur le nez, un bon niveau de français, devient le porte-parole des grévistes. Il est arrivé en France en 1992, fuyant la répression sri lankaise contre son peuple. Il travaille depuis un an et demi dans le restaurant à la grenouille Frog de Tolbiac. Auparavant, il a multiplié les contrats dans la restauration et a même pointé chez Disney. Encarté CNT, il ne veut pas la révolution. Son grand soir à lui, c'est de retourner travailler dans de meilleures conditions. Il fouille dans son dossier et en retire la liste des griefs contre les deux gérants des restaurants, Paul Chantler, Anglais, et Thor Gudmundsson, Islandais. Heures supplémentaires impayées, «car comptabilisées comme des heures complémentaires sur le bulletin de paie», explique Arun. Mauvaises conditions de travail. Faute d'espace dans les cuisines, le croisement entre deux assiettes pleines de frites s'avérerait périlleux. Absence de vestiaires

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