Christian Picart, fondateur des restaurants Buffalo Grill, espérait passer des vacances paisibles en Suisse. Raté. Jeudi soir, il a écourté son séjour pour rentrer à Paris et démentir les rumeurs de rachat de son groupe. Vendredi, le quotidien le Parisien révélait l'existence «de négociations très serrées entre la direction de Buffalo et l'un des leaders de la grande distribution». Information que Christian Picart a démentie : «Depuis la fondation de Buffalo Grill, en 1980, il m'est arrivé à de nombreuses reprises d'être approché par des sociétés. De là à dire que nous sommes en négociation, je dis non...» Le dirigeant de Buffalo Grill a toutefois reconnu que «si une offre intéressante devait se présenter, elle serait étudiée». Au siège de Buffalo, on a préféré ironiser en déclarant : «Si la presse a une proposition, qu'elle nous la soumette et on l'étudiera, sinon, c'est points d'interrogation et de suspension.»
Menu shérif. A priori, le timing d'une telle opération peut paraître surprenant : qu'est-ce qu'un «grand groupe de distribution» pourrait bien trouver à une chaîne de restaurants qui, soupçonnée d'avoir cuisiné du boeuf britannique sous embargo, accusait fin décembre 2002 une baisse de 40 % de sa clientèle et un chiffre d'affaires en dégringolade de plus de 30 % ? Mais six mois plus tard, ce qui s'annonçait comme une catastrophe industrielle propre à mettre le groupe sur la paille se révèle comme un sérieux accident de parcours.
Depuis le début de l'année, Buffalo




