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Libération

Trafic en baisse sur Eurostar

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- 11% de clientèle au premier semestre au profit des compagnies aériennes.

Publié le 22/07/2003 à 0h11

Les publicités à la radio ont beau être amusantes, sous forme de ping-pong verbal transmanche, elles n'auront, au final, que moyennement convaincu les voyageurs d'emprunter l'Eurostar («Yourostar») pour passer un week-end en Grande-Bretagne ou effectuer un séjour en France ou en Belgique. Au premier semestre 2003, les trains Eurostar ont enregistré une baisse de11 % de leur clientèle par rapport à 2002.

«Les baisses sont là mais elles s'intègrent dans un contexte de baisse globale du trafic transmanche», veut tempérer Philippe Echantillon, porte-parole d'Eurostar, «à cause de la morosité du tourisme, de la guerre en Irak et des licenciements de golden boys français» et inévitablement, «des grèves».

Certes. Mais ce qu'il oublie de dire, c'est que le flux de voyageurs entre la France et la Grande-Bretagne est, en fait, resté stable. En réalité, ce qui a coûté le plus à Eurostar, filiale de la SNCF, est la concurrence des compagnies aériennes low cost. Easyjet et Ryanair se partageant près de 30 % du trafic entre les deux pays, trafic qui, entre 2001 et 2002, a enregistré une hausse de 14 % essentiellement due à l'expansion de ces low cost. Alors pour concurrencer les airs, Eurostar a décidé de mettre les moyens. Hier, il a accepté les services du groupe de réservations de voyage Amadeus déjà utilisé dans l'aérien. De plus, Eurostar va confier, en 2004, à l'inévitable Philippe Starck la rénovation de ses wagons.

Enfin, le 28 septembre, une ligne à grande vitesse de 74 kilomètres v

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