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Libération

L'alchimiste

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Publié le 01/09/2003 à 0h47

Didier Faustino, 35 ans, préfère être appelé architecte plutôt qu'artiste, même s'il expose dans des musées, comme au musée d'Art moderne de la ville de Paris, ou dans des galeries (1). Il évolue dans un circuit torve où l'art et l'architecture s'emmêlent les pinceaux. «Je suis architecte, dit-il, et vidéaste, et performer, et quelque chose dans le genre...» Son travail consiste à élaborer des projets, qui, expérimentations architecturales ou vidéos, deviennent oeuvres d'art. En ce moment, il édifie au Portugal, une tour-escalier (Stairway to Heaven) menant à un panier de basket accessible à tout le monde, mais à usage individuel. L'an passé, il avait conçu, pour l'Expo 02 en Suisse, un théâtre flottant, grosse boîte rouge multifonction qui se déplace au fil de l'eau et des envies des voyageurs.

Didier Faustino est un artiste qui travaille rarement seul. Quand il explique ses oeuvres, il dit toujours «on». Installé au fond d'une cour parisienne, son «atelier d'artiste» est en fait un cabinet d'architecture, baptisé Mésarchitectures. Dans une grande pièce nue, un rectangle de tables accueille quatre ou cinq ordinateurs. C'est autour de ce plateau que naissent les projets avec Pascal Mazayer, cofondateur de Mésarchitectures, Xaver Marschalek, architecte, Philippe Smith, ingénieur «Géo Trouvetout» chargé de dégoter les solutions techniques aux projets, et Marie Hélène Fabre, architecte-urbaniste. «Tout le monde met son nez dedans, explique Faustino. Ensuite, ce noyau se déforme

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