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Libération

Pechiney-Alcan, reprise des hostilités

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Le français refuse une nouvelle offre du géant canadien de l'aluminium.

Publié le 02/09/2003 à 0h48

Drôle de guerre entre Pechiney et son assaillant Alcan. Le canadien avait répété tout l'été qu'il ne modifierait pas son offre de rachat sur Pechiney, fixée à 41 euros par action. Et voilà qu'hier, il propose de relever le prix entre 47 et 48 euros. Une nouvelle offre qui n'a pas eu le temps d'exister puisque, dimanche, le conseil d'administration de Pechiney l'a rejetée à l'unanimité. «Le 31 août, Pechiney a informé Alcan que son conseil n'avait pas accepté la proposition qui lui avait été soumise, a expliqué hier la direction d'Alcan dans un communiqué. Dès lors, celle-ci est caduque et les discussions ont pris fin.» Le canadien revient à son offre du 7 juillet. Et assure qu'il n'en bougera plus.

Refus. Que s'est-il passé pour que Travis Engen, le PDG d'Alcan, change de position et augmente son offre ? Depuis le 7 juillet, date du lancement de l'OPA, le groupe canadien d'aluminium estimait que l'affaire était bien payée à 41 euros... Même si le cours de l'entreprise française a grimpé depuis pour avoisiner 44 euros. Le refus catégorique de Pechiney et le niveau de l'action (au-dessus de 41 euros tout au long de l'été) ont eu raison de l'intransigeance de Travis Engen. Jean-Pierre Rodier, le PDG du groupe français, estimait que Pechiney était «honteusement» sous-évalué par l'offre d'Alcan. «Mon devoir vis-à-vis des actionnaires est de dire non à cette offre», a-t-il souvent déclaré. «L'histoire lui donne raison puisqu'Alcan vient de montrer qu'il est prêt à payer plus cher»,

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