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Libération

Un répit pour Tati

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Placé en redressement judiciaire pour quatre mois, le groupe de Fabien Ouaki évite la liquidation.

Publié le 03/09/2003 à 0h49

Fabien Ouaki a finalement obtenu une seconde chance. Comme le droit accordé au flambeur de rejouer une autre partie. Hier, le tribunal de commerce de Paris a placé en redressement judiciaire le groupe de discount français Tati. Alors que la menace d'une liquidation judiciaire planait, la solution du redressement a été accueillie avec soulagement par Fabien Ouaki, le PDG. Tendu à la barre, tapotant de son index ses tempes grisonnantes, il a filé, droit comme un i, pour ne pas se retrouver face à face avec ses employés sitôt énoncée la décision. «Nous allons tout faire pour retrouver notre chiffre d'affaires, pour rassurer nos clients, nos fournisseurs et l'environnement», a-t-il déclaré à la sortie du tribunal, en excluant la recherche d'un éventuel repreneur.

Le PDG se réjouit, mais les salariés restent inquiets. Le groupe a en effet été mis sous observation pendant quatre mois. Autant dire que pour Tati, qui accuse un passif de 60 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros, le temps pour se refaire risque d'être un peu court. «On attendait six mois, le délai ne sera jamais suffisant pour redresser la barre», déplore Chantal, déléguée CGT et vendeuse de l'un des deux magasins lillois (lire ci-contre). Le tribunal pourra toutefois décider une prolongation de la période d'observation. «C'est foutu», lance une autre salariée en quittant d'un pas décidé la salle d'audience. «Menteur», lâche-t-elle lorsqu'elle aperçoit Fabien Ouaki en train de répondre à d

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