Dans l'affaire Crédit lyonnais-Executive Life, le procureur adjoint de Californie Jeffrey Isaacs demande maintenant François Pinault. Lancé comme une torpille contre Artémis holding de Pinault et ses dirigeants, le juge veut faire rendre gorge au milliardaire français. A moins qu'une transaction soit conclue dans les heures qui viennent, l'échéance pour un settlement (compromis) étant fixée à vendredi minuit. Forte d'avoir imposé mardi une mégaamende de 575 millions d'euros au gouvernement français au terme d'un accord amiable où le Crédit lyonnais s'est déclaré coupable d'avoir pris illégalement le contrôle de la compagnie d'assurances américaine Executive Life, afin d'éviter des poursuites pénales (Libération du 3 septembre) , la justice californienne a accentué ces derniers jours la pression qu'elle exerce depuis plusieurs mois sur Pinault. Car son dossier, qui relève pour le moment de la justice civile, n'est pas réglé.
Acquisition illégale. Que veut Jeffrey Isaacs ? Tout simplement qu'Artémis propriétaire d'Executive Life et ses dirigeants reconnaissent eux aussi leur culpabilité, admettent le caractère illégal de leur acquisition... et rendent sans condition la compagnie d'assurances, pour échapper à des poursuites pénales. Si Pinault et sa société sont protégés pénalement depuis 1998 (un protocole d'immunité a été signé à cette date en échange de leur coopération), ses collaborateurs semblent plus vulnérables : notamment le secrétaire général d'Artémis, Emma




