Washington de notre correspondant
Après avoir couru dimanche le marathon de New York, le commissaire européen Pascal Lamy, chargé des questions commerciales, est passé à la course d'obstacles. Il était hier et avant-hier en visite à Washington, pour rappeler à divers responsables américains l'avis de tempête qui pèse sur les relations transatlantiques. La Commission européenne est en effet à quelques semaines d'imposer des sanctions commerciales contre les Etats-Unis. Ce serait une première : bien que les Européens parlent toujours de sanctionner les Américains, ils ne sont jamais passés à l'acte. Aujourd'hui, ils menacent de le faire sur deux disputes commerciales différentes : l'acier et les sub ven tions aux exportations.
Pascal Lamy est allé plaider sa cause lundi au Congrès, et a discuté hier matin, pendant deux heures, avec son homologue (et bon camarade) Robert Zoellick. Le tout dans un contexte lourd de tensions : disputes autour du système Galileo (le système européen de navigation par satellite) ; problèmes sur les questionnaires imposés aux voyageurs à destination des Etats-Unis ; surtout, échec du sommet commercial de Cancun qui risque de pousser les uns et les autres à privilégier, chacun dans son coin, les accords bilatéraux.
Pour ce qui est de l'acier, si le président Bush ne retire pas d'ici mi-décembre les surtaxes frappant les importations, la Commission déclenchera des sanctions concernant des importations de produits «made in USA» (textiles, chaussures et fr




