Montréal, de notre correspondante.
Autoriser l'importation de copies de médicaments brevetés pour soigner à moindre coût les victimes de maladies graves dans les pays pauvres: tel était le compromis adopté par les pays membres de l'Organisation mondiale du commerce, le 30 août. En vertu de cette entente, un fabricant autre que le titulaire d'un brevet peut produire, à des fins humanitaires, des médicaments génériques, en réponse à la demande d'un pays. Encore faut-il que les pays producteurs de médicaments soient en droit d'appliquer l'accord, en modifiant leur législation. Le Canada est devenu jeudi le premier pays à prendre des mesures pour autoriser les compagnies pharmaceutiques installées sur son sol à exporter des médicaments moins chers vers les pays les plus pauvres en proie à des crises sanitaires, à commencer par le sida, la tuberculose et le paludisme. C'est le Premier ministre Jean Chrétien en personne qui a déposé le projet de loi à la Chambre des communes.
Négocier. Ce projet de loi, premier test d'application de la décision de l'OMC, reste dans son esprit et ses mesures fidèle à l'accord de l'Organisation internationale. Il permet à un certain nombre de pays (140 selon une liste jointe) de contacter des fabricants de génériques au Canada et de négocier des ententes pour l'importation de produits qu'ils ne peuvent fabriquer. 46 médicaments (en fait leurs principes actifs) sont pour l'instant admissibles. Le projet de loi prévoit la création d'un comité consultati




