Sophie, 28 ans, a passé un entretien d'embauche un peu particulier.
«Il y a une quinzaine de jours, je me présente dans une grande entreprise d'agroalimentaire pour un poste d'assistante de communication. Je suis reçue par la directrice de la com, une grande bourge blonde décolorée, jupe de cuir. Elle me pose quelques questions sur mon expérience professionnelle mais, très rapidement, me glisse une feuille blanche. "Ecrivez deux phrases", dit-elle. Je suis un peu déconcertée mais lui écris deux banalités, genre la date du jour. Je lui rends la feuille : "Non, gardez-la, ce n'est pas fini. Vous savez, j'ai une formation psy, je vais vous analyser." Elle me demande de diviser en six l'espace restant de la page et de dessiner un rond, un triangle, un carré.. Je lui retourne la feuille. Elle me rétorque : "Vous me la rendrez quand ce sera fini." Il fallait compléter les dessins pour en faire des objets, genre d'un rond, un visage. Je me suis dit : "Elle est complètement folle", mais j'ai exécuté l'ordre. J'étais atterrée. Je lui rends la feuille. "Gardez-la, vous êtes vraiment trop speed." Cette fois, il fallait que j'associe chaque dessin à un mot. J'ai donc sorti des expressions aussi bateaux que bonheur. "Vous comprenez, me dit-elle, je cherche à bien vous connaître. Si vous mentez, je le saurai." Enfin, elle a récupéré ma feuille et l'a ajoutée à un tas qui en comptait déjà une vingtaine.
«En fait, le pire était à venir. Un questionnaire beaucoup plus perso. "Quel film vous a




