Six mois de sursis en plus pour Tati. Comme l'espérait Fabien Ouaki, PDG du groupe familial de fringues pas cher, le tribunal de commerce de Paris lui a donné hier un délai supplémentaire qui court maintenant du 2 janvier jusqu'au 2 juillet. Et voilà que la marque au vichy rose, en règlement judiciaire depuis le 2 septembre, se remet à y croire.
Alliés. Fabien Ouaki paraît décidé à se battre jusqu'au bout pour trouver «un plan de continuation» pour l'enseigne, jurant que le spectre de la liquidation judiciaire était désormais «écarté». «Les six mois qui viennent nous permettront de maintenir Tati à flot pour les prochaines années», a-t-il martelé. Le PDG sait pourtant qu'il aura du mal à trouver des alliés pour voler à son secours. Depuis le dépôt de bilan de septembre, le discounter, dont les ventes se sont un peu redressées en novembre, assure comme il l'a déjà fait à plusieurs reprises avoir reçu pléthore de «manifestations d'intérêt» de la part de partenaires éventuels. Sans résultat pour le moment.
Seule certitude : les banquiers ne se bousculent pas pour remettre de l'argent frais dans la maison. Alors l'héritier de Jules Ouaki, le fondateur du groupe et du magasin parisien de Barbès en 1948, a décidé de réclamer une aide au clan familial, soudé autour de sa mère, Eléonore, gardienne du temple : «Je n'ai pas de capitaux propres. J'ai donc demandé à ma famille de réinjecter de l'argent dans la maison. La décision n'est pas prise, et le montant pas encore connu.»
Bonne




