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Libération

2003, Rivieraplapla.

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Publié le 03/01/2004 à 21h38

«Let's fall in love again», proposait, au printemps, la France aux Américains. Le spot publicitaire avait élu un ambassadeur de marque, Woody Allen, pour vanter les beautés de l'Hexagone, les French fries et le French kiss. La déclaration d'amour aurait-elle manqué d'enthousiasme ? Le touriste américain joue à l'espèce en voie de disparition. De janvier à novembre 2003, sa présence en France a chuté de 27 %, après un recul de 15 % en 2002, selon les estimations du secrétariat d'Etat au Tourisme.

Les Américains ne sont pas les seuls à manquer à l'appel. «L'année n'a vraiment pas été bonne. Et, depuis le début de l'hiver, ça ne s'est pas arrangé, se désespère Christian Recoin, vice-président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Il y a des zones complètement sinistrées, comme l'environnement de Roissy. Heureusement, des salons porteurs, comme le Salon nautique, ont attiré quelques clients à Paris début décembre. Mais, dès le milieu du mois, on tournait au ralenti... Le taux de remplissage avoisine les 55 %, contre 75 % les bonnes années.»

Certes, l'honneur est sauf : avec ses 77 millions de visiteurs étrangers, la France reste la première destination touristique mondiale. Mais, dans l'entourage de Léon Bertrand, secrétaire d'Etat au Tourisme, on récite la litanie de l'année noire : «Les boulettes du Prestige, les festivals annulés, le Sras, qui a ralenti l'arrivée des Asiatiques, et les incendies dans le Var, relayés de façon dramatique par les télés anglo-sa

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