Menu
Libération

Le succès de l'Inde lui monte aux cerveaux

Réservé aux abonnés

Les délocalisations vers le pays touchent désormais les secteurs les plus qualifiés.

Publié le 06/01/2004 à 21h42

New Delhi de notre correspondant

En octobre, le numéro 1 mondial de l'informatique, IBM, a décidé de transférer 4 700 emplois des Etats-Unis vers l'Inde et la Chine. A la direction d'IBM India, pourtant, on refuse catégoriquement de commenter ces délocalisations d'emplois qualifiés. De même chez Oracle, Intel ou Microsoft, qui sont pourtant tous largement présents dans le pays : personne ne veut évoquer l'étendue des activités indiennes, et encore moins les projets d'avenir concernant le renforcement des effectifs. Motif, inavoué bien sûr : ne pas aggraver la grogne que ces délocalisations provoquent aux Etats-Unis, et plus largement en Occident.

Qualité. La tendance, pourtant, relève d'un secret de polichinelle : les emplois qualifiés commencent à s'envoler vers les pays en développement où les coûts de production, et plus particulièrement les salaires, sont moins élevés. Dans ce contexte, l'Inde ­ qui forme chaque année quelque 250 000 diplômés anglophones de haut niveau ­ fait figure de favori. «Les multinationales sont arrivées ici avec l'idée de profiter des faibles coûts pour les activités ne nécessitant pas de qualifications particulières, résume Sunil Mehta de la National Association of Software and Services Companies (Nasscom). Mais une fois sur place, elles se sont rendues compte qu'il y avait aussi dans le pays une main-d'oeuvre qualifiée capable de faire de la programmation informatique de haut niveau, du design industriel, de l'analyse financière ou encore de la r

Dans la même rubrique