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Lego, une formule qui ne casse plus des briques

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L'entreprise familiale danoise affronte des pertes abyssales.

Publié le 10/01/2004 à 21h52

Stockholm de notre correspondant

Panique à Billund ! Dans cette petite ville danoise du Jutland qui est le berceau et le siège de Lego, quatrième producteur mondial de jouets, l'annonce des résultats catastrophiques du fabricant a provoqué un véritable séisme. Des ventes désastreuses de Noël, qui représentent normalement 40 % des ventes de Lego, et une baisse radicale du chiffre d'affaires au niveau mondial sur l'année ont torpillé les résultats du géant danois.

Record. Keld Kirk Kristiansen, petit-fils du fondateur et propriétaire de cette compagnie non cotée en Bourse, a avoué en fin de semaine à Billund que les pertes pour 2003 allaient atteindre le niveau record de 1,4 milliard de couronnes (190 millions d'euros). Sans prendre de gants, le patron de Lego a admis que la stratégie de son groupe avait complètement échoué. «Nous avons poursuivi une stratégie de croissance fondée à la fois sur une augmentation des parts de marché et le développement de produits totalement nouveaux. Cette stratégie n'a pas donné les résultats attendus.» Le chiffre d'affaires de Lego a plongé de 11,4 milliards de couronnes en 2002 (1,53 milliard d'euros) à 8,5 (1,14 milliard d'euro) en 2003, à cause des mauvais résultats enregistrés aux Etats-Unis (où sont normalement vendus 40 % des produits Lego) et en Asie.

Première conséquence, deux des principaux dirigeants, Poul Plougmann, directeur général adjoint et Francesco Ciccolella, directeur du développement, ont été virés immédiatement. Outre ce mén

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