Menu
Libération

Rambervillers n'est plus dans les petits papiers

Réservé aux abonnés

Manifestation samedi contre la fermeture de l'usine vosgienne du groupe Matussière & Forest.

Publié le 12/01/2004 à 21h53

Rambervillers (Vosges) envoyé spécial

Samedi, les employés de la papeterie du groupe Matussière & Forest ont manifesté dans les rues de Rambervillers, dans les Vosges, contre la fermeture de l'entreprise et la disparition de ses 210 emplois. L'intersyndicale CGT-CFDT avait demandé aux commerçants de fermer leurs boutiques et aux participants de défiler avec «des banderoles joyeuses». Le premier mot d'ordre a été respecté, le second moins. Le cortège silencieux de 500 personnes, enfants en tête, élus de tout bord un peu plus loin, a sillonné les rues avec des pancartes clamant : «Morgane, un an et demi, mes deux parents au chômage. Merci patron !» Ou encore : «Dis papa, je pourrai encore avoir des poupées quand tu seras au chômage ?» Pour Rambervillers, petite ville de 6 000 habitants, le coup est brutal. Dans l'usine, on connaissait l'imminence d'une restructuration. L'année 2003 a été mauvaise et le chiffre de quarante suppressions de poste circulait. Mais mardi dernier, lors du comité central d'entreprise convoqué à Lyon, c'est la fermeture définitive du site qui a été annoncée. Et, à l'échelle du groupe, la disparition de 322 emplois sur 1800, dont treize sur le site voisin de Raon-l'Etape et une trentaine d'autres à Turckheim, dans le Haut-Rhin.

Installés à l'entrée de l'usine, les ouvriers filtrent jour et nuit les accès, de peur que la direction ne tente de déménager les machines. Leurs objectifs: prouver que le site de Rambervillers ­ qui continue de produire des envelo

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique