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Libération

Le chouchou des vendeuses

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Publié le 19/01/2004 à 22h06

Maximo, originaire de la République dominicaine, a trouvé du travail à Paris après un an et demi de galère. Il est heureux.

«Quand je suis arrivé à Paris, je suis parti chercher du travail au hasard, dans des restaurants pour essayer de travailler en cuisine, même à la plonge. A Saint-Domingue, j'avais bossé dans un restaurant. Dès le début, on m'a demandé si je parlais bien français, si j'avais un diplôme. Vu mes réponses négatives, et malgré mes papiers en règle, on me fermait la porte. J'ai continué à chercher, mais sans succès car je ne parlais pas assez bien la langue. J'ai postulé dans les supermarchés, les restaurants. Je partais à sept heures le matin faire la queue à l'ANPE pour savoir si quelqu'un avait du boulot pour moi. Un jour, j'ai eu une piste : refaire les peintures dans les immeubles. J'étais aux anges. Mais, encore une fois, on m'a demandé si j'avais des diplômes. Ici, tout le monde est professionnel de quelque chose.

«En arrivant en France, je pensais que j'allais travailler facilement, trouver des amis, que la vie allait être très belle. Mais la vie ne s'est pas passée comme ça. Dans la rue, je faisais comme chez moi, je disais bonjour aux gens. Soit ils m'ignoraient, soit ils me disaient: "Mais qu'est-ce que vous voulez ? Je ne vous connais pas." Les gens sont un peu fermés, c'est peut-être que le soleil et la musique leur manquent.

«Et puis un jour, grâce au père de ma femme, j'ai trouvé un boulot de manutentionnaire dans un magasin de tissus. Les premièr

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