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Libération

Affaire Ryanair: Bruxelles entre en piste

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La Commission se prononce aujourd'hui sur la légalité des aides publiques que la compagnie a perçues en Belgique.

Publié le 03/02/2004 à 22h44

Bruxelles (UE) correspondance

Ryanair était une compagnie low cost juteuse, c'est devenu une affaire européenne. A tel point que le président du Parlement européen lui-même, Pat Cox, a mis en garde, hier, la Commission sur les conséquences de sa décision dans ce dossier. Bruxelles doit se prononcer, aujourd'hui, sur la légalité des aides publiques versées par la région wallonne et l'aéroport de Charleroi (Belgique) à l'emblématique compagnie aérienne à bas prix.

La décision est très attendue, car elle doit permettre d'éclairer les conditions dans lesquelles les aéroports d'importance secondaire peuvent offrir des conditions avantageuses aux compagnies qui veulent bien les desservir, sans violer les règles européennes interdisant les aides d'Etat.

«De toute façon, on sera critiqué», confie, sans illusion, un fonctionnaire de la Commission. Condamner une compagnie aérienne qui propose les billets d'avion les moins chers ne peut être qu'impopulaire. Après deux ans d'enquête, Bruxelles devrait demander à Ryanair de rembourser 4 millions d'euros et avaliser entre 7 et 10 millions d'euros d'aides perçues.

Concrètement, les subventions accordées pendant les trois premières années de vie de la compagnie seraient considérées comme une aide au démarrage et, donc, validées. En revanche, l'exécutif européen devrait sanctionner le rabais accordé à Ryanair sur la taxe d'atterrissage (50 %). Elle devrait aussi l'obliger à renoncer aux clauses léonines du contrat selon lesquelles l'aéroport dev

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