Le prochain G7 Finance sera chaud. Pas seulement parce qu'il se déroulera à partir de vendredi à Boca Raton, en Floride. Mais parce que les Européens, Français en tête, ont l'intention d'avoir un dialogue «correct mais franc» avec leurs homologues américains, selon l'expression du directeur du Trésor français, Jean-Pierre Jouyet, qui accompagnera Francis Mer. Et le haut fonctionnaire français, rompu à la litote, se prépare quelques heures délicates : «Ce ne sera pas le G7 le plus facile que j'aie connu», prédit-il.
«Sans précédent». Depuis le 19 janvier, les ministres de l'Economie des pays de la zone euro et la BCE se sont concertés sur une position commune, avec un angle d'attaque qui risque fort de déconcerter la délégation américaine, emmenée par le secrétaire au Trésor John Snow et Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale. Plutôt que d'attaquer sur le niveau du dollar, dont le FMI rappelle qu'à 1,25 pour 1 euro il se situe juste au-dessus de sa moyenne de long terme, les Européens vont demander à Washington de s'engager dans des «réformes structurelles». «Un peu sur le mode des discussions que nous avons en Europe», explique un haut fonctionnaire de Bercy.
Explication : les Etats-Unis, au contraire de l'UE, ne maîtriseraient pas leurs déficits structurels, qu'il s'agisse du budget ou de la balance des paiements. «L'Amérique est débitrice nette vis-à-vis de l'ensemble du monde, c'est une situation sans précédent historique», poursuit le haut fonctionnaire. Les E




