Sanofi-Aventis acte II. Dix jours après l'assaut de Sanofi sur son concurrent pharmaceutique, Aventis organise aujourd'hui la contre-attaque depuis Londres, où le groupe dirigé par Igor Landau présente ses résultats annuels. Et profite de l'occasion pour convoquer la presse européenne dans la capitale britannique, ainsi qu'un bon nombre d'analystes financiers à qui Landau réserve une session spéciale cet après-midi. Un seul objectif pour cette première sortie publique depuis le 26 janvier, date de lancement de l'OPA : reprendre une parole monopolisée depuis dix jours par Sanofi et donner de l'écho au message de défense d'Aventis. Pas question de s'attarder sur les résultats annuels.
Contre-pied. Pour le clan Landau, il faut continuer à «casser l'offre» de Sanofi, jugée bien trop modeste, et décrédibiliser l'opération proposée par son PDG Jean-François Dehecq. Un message de combat qui va s'accompagner d'une campagne publicitaire dans les quotidiens européens à partir de lundi. La pub Aventis devrait prendre à contre-pied la campagne très controversée de Sanofi : là où l'attaquant explique en substance que sans le regroupement Sanofi-Aventis on ne pourra pas soigner les enfants atteints de grave maladie, l'attaqué devrait revenir à un message, concocté par l'agence TBWA, sur un mode moins sensationnaliste et plus «responsable», selon l'expression d'un proche de Landau.
«Depuis le lancement de l'OPA rien ne va plus pour Sanofi, ni la pub, ni l'exposé de la stratégie qui reste trè




