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Les charolaises espèrent enfin goûter à l'AOC

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L'institut qui décide des appellations d'origine contrôlée débute son enquête chez les éleveurs de la région.

Publié le 07/02/2004 à 22h50

Charolles (Saône-et-Loire) envoyé spécial

Quand il s'y est mis, «il y a quatre ou cinq ans», Jean-Marc Vaizand, éleveur à Amanzé (Saône-et-Loire), n'y croyait pas. Transformer son robuste cheptel de 210 bêtes blanches en Rolls absolue de la viande via une prestigieuse appellation d'origine contrôlée (AOC) lui paraissait «farfelu» : «Je n'étais vraiment pas emballé. J'avais du mal à voir l'objectif», se souvient-il aujourd'hui avec le sourire matois de celui qui, finalement, a fait une bonne affaire. Et pour cause : si la très prestigieuse appellation est décernée par l'Institut national des appellations d'origine (Inao), c'est le jackpot assuré pour les 221 éleveurs du cru qui se sont lancés dans l'aventure comme Jean-Marc Vaizand. Déjà haut de gamme et plus chère de 15 % à 20 % qu'une viande lambda, la charolaise élue pourrait voir son prix de vente grimper encore de 50 centimes d'euro par kilo. C'est l'effet AOC, plus fort qu'un label rouge et reconnu sur la scène internationale. Mais surtout, souligne Jean-François Ravault, éleveur local et président du syndicat de défense et de promotion de la viande boeuf de Charolles, «l'obtention d'une AOC nous donnerait une solide garantie de cours en cas de crise comme nous en avons subi en France avec la vache folle».

Dégustations. Le prix à payer pour cette fameuse appellation, que seul le taureau de Camargue peut se targuer d'avoir décroché dans le secteur de la viande en 1996, c'est la patience. Les démarches des éleveurs de Charo

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