«Avec n'importe quel autre PDG d'une grande entreprise, on pourrait prédire avec certitude que c'est la fin. Mais Michael Eisner est un personnage très résistant. Il a passé tant de crises qu'il peut encore survivre à l'offensive de Comcast (1). Seulement, cette fois, il a deux difficultés majeures face à lui. D'abord, son conseil d'administration ne le suit plus aveuglément. Après les scandales type Enron, ces instances sont sous surveillance. L'époque où les membres prenaient leur chèque d'administrateur sans jamais contredire le PDG est révolue. Eisner en avait largement profité. Son conseil, composé d'amis et de proches, lui avait accordé des primes et des stock-options évaluées à 800 millions de dollars. Même quand le groupe était en crise, il était le PDG le mieux payé d'Amérique. Quand l'action grimpait, Roy Disney lui-même [le neveu de Walt, qui réclame aujourd'hui la démission d'Eisner, ndlr] votait toutes ses décisions. Aujourd'hui, le conseil d'administration de Disney est contraint d'examiner l'offre de rachat de Comcast. Et peut-être de l'accepter si le câblo-opérateur monte un peu le prix. Deuxième difficulté pour Eisner : la rupture entre Disney et le studio Pixar, dirigé par Steve Jobs. Je suis certaine que Jobs était au courant des intentions de Comcast. Il est parti de Disney en faisant le plus de dégâts possibles, déclarant publiquement que le secteur des dessins animés de Disney était dans une situation catastrophique. Je parierais que Comcast lui a conse
Interview
Va-t-on pousser le patron de Disney vers la sortie ?
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Publié le 16/02/2004 à 23h04
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