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Libération

Le ciel d'Orly dans la tourmente.

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Les contrôleurs aériens sont en grève jusqu'à vendredi. 60% des vols sont annulés.

Publié le 17/02/2004 à 23h07

En grève pour rester à Orly, mais aussi, disent-ils, contre un projet de réorganisation sans fondement, «tombé du ciel», avec la crainte de devoir changer de travail, de qualification. «Je n'ai pas envie d'aller à Roissy, personne ne veut y aller», dit une gréviste, non syndiquée. «On n'a aucun plaisir à bloquer les passagers. Mais, c'est le seul moyen de faire pression.»

Hier, 100 % des contrôleurs aériens d'Orly étaient en grève. Pourtant, en application d'une réglementation garantissant la continuité du service de navigation aérienne, un tiers de l'effectif était réquisitionné pour assurer 40 % des vols prévus, suivant une liste établie par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC). «Ce ratio correspond à l'estimation que nous faisons des vols nécessaires à l'économie nationale, précise un responsable de la DGAC. Les vols maintenus sont choisis en concertation avec les compagnies aériennes.»

Le mouvement étant programmé jusqu'à la fin de la semaine, la DGAC a annulé 60 % des vols au départ d'Orly d'ici à vendredi soir. Le conflit n'a qu'un but, s'opposer au projet gouvernemental de transfert d'une partie du contrôle aérien d'Orly à Roissy. En jeu : le «contrôle d'approche» qui s'exerce par radar entre 3 et 30 kilomètres de l'aéroport, par opposition au «contrôle de tour» visuel (moins de 3 km de l'aéroport) qui, lui, s'exerce forcément depuis l'aéroport.

«Le ministre a décidé sans étude et sans concertation un centre d'approche commun», déplore Jean-Paul Armangau, se

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