A Washington,
Le foie gras est non grata sur les tables américaines. Et Paris l'a plutôt mauvaise après la décision de Washington, mardi soir, de suspendre les importations de «produits viandes» (charcuterie, foie gras) français pour «non-conformité» à leur «système de sécurité sanitaire» après une inspection vétérinaire américaine. Soucieuses de calmer le jeu, les autorités françaises «regrettent» officiellement une décision américaine «injustifiée», sans pour autant faire le lien avec un contexte commercial transatlantique pour le moins délétère. «La France ne partage ni les constats effectués par les autorités américaines ni les conclusions» qu'elles en ont tirées, estime le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé.
Sur la touche. Il ne s'agit visiblement pas d'une mesure de rétorsion américaine après la décision, mardi matin, de la Commission européenne de suspendre pour un mois les importations d'oeufs et de volailles vivantes après la découverte d'un foyer de grippe aviaire au Texas. Surtout pour un montant si résiduel : les exportations de foie gras et de viandes transformées aux Etats-Unis plafonnent à 8 millions d'euros, à comparer aux 21 milliards d'euros d'exportation de la filière agricole. Reste que le foie gras fait une fois de plus les frais de bisbilles franco-américaines. Déjà frappé de droits de douane de 100 % depuis 1999, en rétorsion aux mesures prises contre le boeuf aux hormones par l'Union européenne, le voilà mis totalement sur la touche.
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