Tokyo, de notre correspondant.
Après le gouvernement américain et la Commission européenne, le Japon déclare à son tour la guerre à Bill Gates pour «abus de position dominante». A la veille du week-end, la Fair Trade Commission japonaise (FTC, l'organisme de contrôle de la concurrence) a créé la surprise en faisant débarquer sans prévenir ses inspecteurs dans les bureaux de la filiale du géant américain à Tokyo. Envoyant ainsi à Bill Gates et ses équipes un message clair. Qui laisse augurer, d'après certains observateurs, d'imminentes batailles entre Microsoft leader au Japon et en Asie et ses concurrents sur le marché nippon des logiciels.
Déloyale. L'enquête diligentée par la FTC doit déterminer si le numéro 1 mondial a transgressé les lois japonaises sur la concurrence en recourant à des conditions déloyales d'attribution de licence en vue d'imposer outre ses prix son système d'exploitation Windows XP aux fabricants japonais. Pour s'en assurer, la FTC a questionné les fabricants d'ordinateurs dans l'archipel (Nec, Matsushita, Toshiba, Sony...), toujours prêts à critiquer l'emprise de Microsoft sur le marché informatique nippon. Nec, premier fabricant de PC, a ainsi été longuement interrogé sur la nature des contrats signés avec la société de Bil Gates.
Le raid mené il y a trois jours n'est pas une première. Microsoft est depuis des années dans le collimateur de la FTC, qui avait déjà effectué une descente en 1998. Les craintes concernaient alors l'intégration des log




