Les salariés du groupe STMicroelectronics avaient promis qu'ils ne se laisseraient pas faire. Hier, 150 d'entre eux étaient venus de Rennes en car, pour manifester à Montrouge (Hauts-de-Seine) devant le siège de leur groupe, spécialisé dans l'électronique, afin de protester contre la décision de fermeture de leur site, prévue à la fin du mois. Un nouveau comité central d'entreprise (CCE) devait définir les modalités du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE, en fait, le plan social) pour l'usine bretonne. Mais la manifestation a dégénéré, et, selon les syndicats, trois femmes ont été légèrement blessées.
«Au fur et à mesure de nos sorties, les pouvoirs publics nous envoient de plus en plus de CRS», expliquait hier soir Jean-Marie Michel, le délégué CFDT de l'usine de Rennes. Les forces de l'ordre, après avoir chargé plusieurs fois les manifestants qui voulaient s'approcher du siège, les ont fait monter dans le bus vers 19 h 30. Accompagnant le convoi pour éviter une nouvelle sortie. Les salariés ont décidé de se battre jusqu'au bout et les incidents d'hier ne sont que la suite d'une guérilla qui a commencé à l'annonce de la fermeture, en septembre, de l'usine de Rennes, qui emploie 600 salariés et près de 150 précaires. Les syndicats estiment que la fermeture n'est pas justifiée d'un point de vue économique et ont entamé des procédures judiciaires. Surtout, ils accusent leur direction de refuser tout dialogue. «On nous promet des reclassements, mais cela veut dire surtout du déc




