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Volkswagen en panne sèche

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Les résultats du premier trimestre sont jugés «lamentables» par le patron lui-même.

Publié le 10/03/2004 à 23h40

Wolfsburg (Allemagne), envoyée spéciale.

Mines longues, regards sombres... les membres du directoire de Volkswagen (VW) étaient, hier, à l'image des résultats annuels du groupe : sinistres. Le premier constructeur européen a annoncé qu'il allait supprimer 5 000 emplois dans le monde, dont la moitié en Allemagne. Drastiques, ces mesures qui font partie d'un programme d'économies de 4 milliards d'euros ne concernent pas la production, mais les autres fonctions de l'entreprise. «Grâce à notre modèle social, nous avons suffisamment de flexibilité pour ne pas avoir à fermer des sites en période difficile, a expliqué hier Peter Hartz, le charismatique directeur du personnel de VW. Pour les autres emplois, il est plus difficile de trouver des solutions.»

La deuxième mauvaise nouvelle, c'est que malgré ces économies les résultats du premier trimestre 2004 seront «lamentables», a estimé hier Bernd Pischetsrieder, le président du constructeur qui regroupe, entre autres, les marques Audi, Skoda, Volkswagen, Bugatti... L'explication est simple : tous les marchés automobiles sont en crise. «Janvier a été le mois le plus faible depuis des années», s'est plaint Bernd Pischetsrieder. Attendue pour 2003, la reprise économique n'a pas eu lieu. A cela s'ajoutent la faiblesse du dollar et la crise au Brésil. VW a bien réussi à atteindre son objectif de 5 millions de véhicules vendus dans l'année. Mais le numéro 1 européen n'a en revanche pas pu délivrer les résultats annoncés. Ainsi, le bénéfice

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