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Libération

Argentine et Brésil font front face au Fonds

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Ils demandent au FMI d'assouplir ses règles de calcul d'endettement.

Publié le 18/03/2004 à 23h48

São Paulo, de notre correspondante.

Le Brésil et l'Argentine demandent un peu d'air au Fonds monétaire international. Hier, à l'issue d'un entretien, les présidents Lula et Nestor Kirchner ont réclamé un assouplissement des règles de calcul de l'excédent budgétaire exigé par le FMI contre l'aide financière accordée à leurs pays. Destiné à payer le service de la dette, cet excédent (4,25 % du PIB pour le Brésil et 3 % pour l'Argentine) vise aussi, selon le FMI, à réduire leur niveau d'endettement. Mais il impose à ces pays, confrontés au défi de la pauvreté, une réduction draconienne des dépenses publiques dans les infrastructures essentielles à la croissance.

Lula et Kirchner proposent d'exclure ces investissements du calcul de l'excédent budgétaire. Une proposition qui va plus loin que celle de l'ex-numéro un du FMI, Horst Kohler, qui s'était dit favorable à retrancher du calcul de l'excédent budgétaire tous les investissements publics rentables.

Désormais Lula tente de rallier à sa proposition les principaux pays membres du FMI. Il a notamment appelé George Bush et Jacques Chirac, qui, à l'inverse du président américain, s'est dit prêt à soutenir Brasilia. L'initiative de Lula fait suite à la récession de 2003 (-0,2 %). Le président brésilien impute ce mauvais chiffre aux exigences du FMI. Soucieux de rassurer les marchés, Lula avait pourtant respecté à la lettre les prescriptions du FMI. Allant même jusqu'à relever l'excédent budgétaire à 4,25 %, alors que le FMI se contenta

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