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Bruxelles hard pour Microsoft

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Condamnation historique du géant informatique par l'UE pour abus de position dominante.

Publié le 25/03/2004 à 23h55

Bruxelles (UE), correspondance.

Ce que les Américains n'ont jamais osé faire, Marion Monti l'a fait : s'opposer aux pratiques anticoncurrentielles de Microsoft. Le Commissaire européen a officialisé, hier, la condamnation historique par Bruxelles du numéro un mondial des logiciels pour abus de position dominante. Une décision exemplaire que le groupe de Bill Gates a bien l'intention d'attaquer en justice.

C'est avec des mots particulièrement sévères que la Commission a dénoncé les «abus très graves et continus» et le «comportement illicite» du géant de l'informatique, qui s'est servi de l'écrasante domination de son système d'exploitation vedette Windows (95 % du marché mondial) pour étendre son quasi-monopole sur le marché des serveurs de groupe de travail et des lecteurs multimédias. Après cinq années d'enquête, l'exécutif européen a donc «ordonné» à Microsoft de divulguer à ses rivaux, dans un délai de 120 jours, les informations nécessaires pour que leurs produits puissent dialoguer avec Windows. La Commission exige également que le groupe américain propose, dans un délai de 90 jours, aux fabricants d'ordinateurs une version de Windows sans son logiciel Media Player. Objectif : «rétablir les conditions d'une concurrence loyale». «Nous avons agi pour le bien du consommateur et de l'innovation», a insisté le Commissaire Mario Monti. Enfin, le géant de l'informatique se voit infliger une amende record de 497 millions d'euros. Un montant qui ne va cependant pas faire trembler

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