«Cette décision est une illustration de l'indépendance européenne. Les services du commissaire à la concurrence, Mario Monti, ont pris une décision courageuse en ne transigeant pas avec Microsoft et en le condamnant. Même si cela peut sembler anecdotique, le montant de l'amende correspond à 0,5 % du budget européen et cela réduira d'autant la contribution des Etats membres. Et surtout, la décision crée un précédent et pourra faire jurisprudence. La Commission pourra instruire plus vite d'autres plaintes ou prendre d'autres décisions en se référant à celle-ci car elle n'aura pas besoin de redémontrer qu'il y a position dominante sur Windows. S'il y avait eu accord à l'amiable entre la Commission et Microsoft, les rivaux n'auraient pu utiliser cette décision pour instruire d'autres plaintes. Cela crée aussi un précédent plus large sur la vente liée : ce qui se joue à travers l'intégration du logiciel audiovidéo Media Player et de Windows se joue aussi dans la téléphonie, où sont vendus des packs avec l'appareil et des services, comme dans nombre d'autres biens. De même, dans une économie moderne où il est fondamental pour un produit d'être compatible avec d'autres, l'obligation imposée à Microsoft de fournir assez d'informations techniques à ses concurrents pour que leurs produits soient compatibles avec Windows est très importante. En revanche, la Commission me paraît très optimiste quand elle indique mettre fin aux comportements anticoncurrentiels de Microsoft. L'amende n'es
Interview
«Une illustration de l'indépendance de l'UE»
Réservé aux abonnés
Publié le 25/03/2004 à 23h55
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus