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Libération

Kodak et Sony se traitent mutuellement de photo copieurs

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L'américain et le japonais s'accusent de copie illicite de brevets sur les appareils photo numériques.

Publié le 02/04/2004 à 0h04

Voilà de grandes entreprises technologiques qui se traitent de copieurs comme si elles avaient affaire à de vulgaires contrefacteurs d'Asie du Sud-Est. Sony a annoncé hier qu'il venait de porter plainte contre son concurrent Kodak pour contrefaçon de dix brevets. Une procédure engagée aux Etats-Unis moins d'un mois après que l'américain a fait de même contre le japonais pour copie illicite de dix autres brevets.

Juteux. Dans les deux cas, il s'agit de technologies utilisées pour la conception d'appareils photo numériques ; les deux entreprises affirment qu'elles défendent des brevets clés sur ce juteux marché. Les brevets sont devenus une arme économique à part entière. A l'instar du duel Sony-Kodak, un grand nombre de firmes s'accusent mutuellement de copie et en appellent aux tribunaux pour régler leurs litiges. En septembre, c'est Gillette qui a porté plainte contre Schick, accusé d'avoir enfreint plusieurs brevets du numéro un du coupe-chou pour produire son nouveau rasoir à quatre lames. En février, Schick contre-attaquait et traînait son rival devant les tribunaux en l'accusant d'avoir pompé certaines de ses technologies. Dans tous les cas, les entreprises impliquées jouent gros : les tribunaux peuvent infliger aux contrefacteurs des dommages-intérêts de centaines de millions de dollars, voire éjecter une firme d'un marché.

«C'est une guerre économique, indique le conseil en propriété industrielle Pierre Breese. Mais ça peut se terminer par une victoire à la Pyrrhus, où

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