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Libération

Un plan de sauvetage sans plan social

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La nouvelle équipe dirigeante envisage de solliciter les pouvoirs publics et les banques.

Publié le 08/04/2004 à 0h09

Comme prévu, les actionnaires d'Eurotunnel ont rejeté hier les résolutions proposées par la direction du groupe, y compris celles sur l'approbation des comptes 2003, à près de 65 %. L'assemblée générale réunie à Villepinte a révoqué l'équipe de Richard Shirrefs, l'ex-directeur général, et nommé une nouvelle équipe. Leitmotiv de cette dernière : faire repartir le tunnel, malgré ses 9 milliards de dettes et ses 480 millions d'euros de frais annuels.

Vers 19 heures, Jacques Maillot, ancien président de Nouvelles Frontières et nouveau président d'Eurotunnel, monte sur scène. Il présente tout de suite les grandes lignes de son plan de restructuration, lunettes en bataille. Après avoir assuré les 3 500 salariés de la maison qu'ils ne connaîtraient pas de plan social, le nouvel homme fort du tunnel balaie d'un revers de main le plan Galaxie mis en place par l'ancienne direction qui prévoyait notamment de baisser les tarifs du tunnel en échange d'une baisse de la dette.

Salle conquise. «Il y a toujours plusieurs projets possibles, y compris la renégociation du traité de Canterbury [le traité franco-britannique de 1986 fixant les conditions de financement du tunnel]», estime Jacques Maillot. Qui assure que «beaucoup de rendez-vous ont déjà été pris dans ce sens». «Et si je n'ai pas de rendez-vous, je prends mon scooter et je vais directement à Bercy», lâche l'impétrant devant une salle conquise. Histoire de montrer qu'il s'implique personnellement dans l'affaire, le nouveau président a

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