Tokyo, de notre correspondant.
Le Japon peut dire merci à son grand frère continental. La Chine confirme depuis l'an passé sa place de premier débouché de l'archipel, devant les Etats-Unis. Les exportations japonaises en Chine ont bondi en février de 14,9 % sur un an (à 4,9 milliards d'euros). Et ont conduit dernièrement Tokyo à dégager son premier excédent commercial avec Pékin depuis 1994. Au total, l'excédent commercial du Japon a fait un bond de 42,1 % en février sur un an, à 1 546 milliards de yens (12,13 milliards d'euros), avec des exportations en hausse de 10,5 %, a annoncé hier le ministère des Finances (MOF). C'est la meilleure performance du commerce extérieur japonais depuis cinq ans. La balance des transactions courantes (qui comprend les échanges de services) a, quant à elle, progressé de 46,2 % en février. Des chiffres qui viennent confirmer le regain de santé de l'économie japonaise. Depuis un an, alors que les importations stagnent, les exportations sont en hausse malgré un yen fort. La devise japonaise a, en effet, gagné 10,7 % face au dollar entre février 2003 et février 2004.
Première explication d'un tel dynamisme commercial : le marché chinois. «Les exportations vers la Chine augmentent à un rythme soutenu. Mais il faut attendre encore avant de parler de tendance», nuance néanmoins un officiel du MOF. Soucieux de ne pas froisser la banque centrale du Japon qui s'inquiète à voix haute de la sous-évaluation du yuan, la devise chinoise. Il n'empêche : à l'au




