A Bruxelles,
Si le gouvernement Raffarin était, ces derniers jours, aussi brouillon sur le dossier Alstom, c'est tout simplement parce qu'il ne sait pas très bien ce qu'il veut, ni où il va. Hier, Nicolas Sarkozy a fait le déplacement à Bruxelles pour discuter pendant près de deux heures du dossier avec Mario Monti, le commissaire à la Concurrence. Il est arrivé dix minutes en avance et, coquetterie pour le moins inhabituelle pour les moeurs de la Commission, il s'est fait photographier et filmer dans la salle de réunion avec Monti. Une façon très sarkozienne de faire comprendre au téléspectateur du 20 heures que l'avenir d'Alstom est entre de bonnes mains.
La recapitalisation. Si la discussion a duré autant de temps, c'est que Sarkozy a choisi de tester auprès de la Commission trois scénarios pour sauver le groupe industriel français. Une seule chose apparaît acquise : le plan de sauvetage, qui devrait à terme faire de l'Etat français le premier actionnaire avec environ 20 % du capital, ne suffira pas pour sauver Alstom. Même Bruxelles, qui doit encore valider ce plan avant le début de l'été, en est aujourd'hui convaincu. Le premier scénario, présenté par Sarkozy, est le plus simple et le moins probable. Il fait le pari qu'une recapitalisation du groupe (en transformant les créances de plusieurs banques en actions Alstom) suffise à assurer l'avenir du groupe. Un scénario assez peu crédible, vu le lobbying débridé des banques pour sortir du «marais» Alstom.
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