Bruxelles (UE), correspondance.
Première bataille commerciale entre l'Union européenne (UE) et la Chine. La Commission est prête à saisir l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour obtenir l'élimination des restrictions aux exportations chinoises de coke, une matière première à la base de la production d'acier. L'UE a donné à Pékin jusqu'à ce soir pour modifier son système de licences à l'exportation, sinon elle engagera une procédure devant l'OMC à son encontre. Ce serait la première fois depuis que la Chine a rejoint l'organisation internationale en 2001. En jeu : le prix de l'acier qui a triplé en deux ans, conduisant les industriels européens, notamment ceux des secteurs automobile et du bâtiment, à tirer la sonnette d'alarme.
Pour Bruxelles, le seul moyen de limiter cette envolée est d'agir sur les matières premières. D'où le bras de fer engagé avec Pékin, premier producteur mondial du coke. La Chine, a vendu à l'UE 4,4 millions de tonnes de coke en 2003, soit un tiers des importations européennes. Nicolas Sarkozy avait donc vu juste lorsqu'il a suggéré, fin avril, à l'exécutif européen d'analyser «la conformité aux règles de l'OMC des restrictions à l'exportation mises en place par les pays fournisseurs de matières premières». Cependant, l'entourage de Pascal Lamy, le commissaire européen chargé du Commerce, souligne que cette piste était déjà à l'étude. Quant aux deux autres idées du ministre de l'Economie, elles ont été écartées. Selon les services du commissaire,




