Le groupe Lagardère devrait lancer ce matin le coup d'envoi officiel de la vente d'Editis. Il a le choix entre deux possibilités : soit publier la liste des candidats au rachat qui lui paraissent les plus intéressants. Soit annoncer d'emblée l'octroi, à un candidat déterminé, d'une exclusivité de négociation limitée à quelques jours à l'échéance de ce délai, si un accord n'était pas trouvé, les autres candidats pourraient revenir dans la course. Le groupe d'édition et de presse Média-Participations, les sociétés d'investissement Wendel Investissement, Eurazeo (holding du groupe Lazard) et PAI (Paribas Affaires Industrielles), ainsi que Gallimard sont notoirement sur les rangs depuis plusieurs semaines. Cependant, de multiples rumeurs, jusque-là démenties par Lagardère, lui imputent une préférence pour Wendel Investissement.
La dernière formalité retardant la mise en vente officielle, par le groupe Lagardère, des 60 % d'Editis dont il doit se défaire à l'invite de la Commission européenne a été bouclée hier. On n'attendait plus que l'achèvement des consultations sociales internes relatives au «détourage», au sein d'Editis, des sociétés que Hachette va garder (Dalloz Dunod, Larousse et Armand Colin). Manquait l'avis, obligatoire, du comité d'entreprise de la Sejer, la structure d'Editis qui, jusqu'à présent, réunissait Larousse, Armand Colin, Le Robert, Nathan et Bordas.
Au terme de plusieurs réunions, le CE s'est prononcé hier en fin d'après-midi. Il a, entre autres, exprimé




