Jean-Marie Messier aime toujours autant les médias. Après trente-six heures de garde à vue à la Brigade financière, quatre heures devant des juges qui ont fini par le mettre en examen, et être sorti du pôle financier à 2 h 30 dans la nuit de mardi à mercredi, l'ex-PDG de Vivendi Universal a trouvé le temps de rédiger un communiqué pour donner sa version de l'affaire. Le texte a été envoyé au petit matin aux agences de presse.
Mais aujourd'hui, les questions juridiques ont pris le pas sur les enjeux d'image. Après 18 mois d'enquête, des perquisitions au siège de différentes sociétés, de très nombreuses auditions, plusieurs personnes mises en examen (voir ci-contre), et l'interrogatoire de Messier lui-même, les policiers sont convaincus que l'ex-patron de Vivendi a commis plusieurs délits : une «manipulation du cours» de Vivendi, la «diffusion d'informations fausses» sur les comptes du groupe et un «abus de biens sociaux». Autant de points pour lesquels J2M a été mis en examen par les juges d'instruction Henri Pons et René Cros.
Règles. L'ex-PDG de VU n'en a pas perdu sa superbe pour autant. Et argumente point par point dans son communiqué contre ces accusations. On lui reproche d'avoir racheté massivement des actions Vivendi après les attentats du 11 septembre en dépassant les volumes autorisés, un délit qualifié de manipulation de cours ? Messier assume «pleinement la décision de réaliser des interventions massives sur le titre VU dans l'intérêt des actionnaires non spéculateu




