Les dernières heures de la réduction du temps de travail auraient-elles sonné ? L'annonce par certaines grandes entreprises allemandes de la métallurgie d'allonger le temps de travail des salariés sans augmentation de salaire pourrait donner des idées au patronat français. Jusqu'ici, de ce côté-ci du Rhin, les attaques contre les 35 heures étaient sur un seul thème : la RTT est un frein à l'initiative et empêche les entreprises de répondre aux demandes de leurs clients.
La première offensive anti-35 heures arrive en janvier 2003, lorsque François Fillon, alors ministre du Travail, retouche discrètement la loi pour permettre aux entreprises de gagner encore plus de souplesse. Notamment en leur permettant d'utiliser plus d'heures supplémentaires. Ces accords allaient de pair avec des augmentations de salaires, à hauteur de l'allongement de la durée du travail. Mais, en 2003, seules une vingtaine de branches professionnelles ont utilisé cette opportunité. Peut-être parce que le climat économique ne nécessitait pas vraiment de travailler plus. Et parce que les syndicats, en France, restent farouchement attachés aux accords RTT signés dans les entreprises.
Mais c'est une deuxième offensive qui viendra peut-être à bout des 35 heures françaises. Et sans bénéfice pour les salariés. Contre la promesse, ou le chantage, de ne pas délocaliser, certaines entreprises négocient des allongements de la durée du travail, sans hausse de salaire. Comme chez Bosch, à Vénissieux (Libération du 19 j




