Le grand jeu de l'oie du bonus-malus fait un détour par la case Europe. Une délégation française devrait, selon nos informations, se rendre à Bruxelles en début de semaine prochaine, pour défendre le projet du gouvernement d'incitation fiscale en faveur de voitures moins polluantes. Objectifs du voyage : vérifier que le système envisagé répond bien aux règles de concurrence communautaires de l'Union. Hier matin, une réunion se tenait à Matignon, à laquelle étaient conviés des représentants des ministères concernés : Ecologie, Finances et Transports. «Chacun a pu exposer ses vues», selon un participant. Mais pas seulement. Même si, officiellement, il s'agissait d'une «simple séance de travail», le dispositif aurait été avalisé par les services de Raffarin. «Il n'y a donc pas de retour en arrière», se réjouit-on dans l'entourage de Lepeltier.
Le 21 juin, le ministre de l'Ecologie avait annoncé la mise en place «dès janvier 2005» d'une mesure censée inciter les Français à s'équiper en véhicules moins polluants, pour réduire les émissions de particules fines et de CO2. Le plan prévoyait que les achats de véhicules neufs polluants seraient taxés ; les acheteurs de voitures plus propres toucheraient une prime. L'annonce définitive de Lepeltier avait été suivie de déclarations des constructeurs, de députés UMP et de deux ministres (Patrick Devedjian et Gilles de Robien) affirmant que rien n'était encore joué.
Si, aujourd'hui, le principe ne fait plus débat, ses modalités pratiques re




