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L'Europe projette de se sucrer un peu moins

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Réforme en débat chez les Vingt-Cinq pour se conformer aux règles de l'OMC.

Publié le 15/07/2004 à 1h27

Bruxelles (UE), correspondance.

Haro sur l'exception sucrière européenne. La Commission a adopté, hier, le plan de réforme du commissaire à l'Agriculture, Franz Fischler, concernant le régime communautaire du sucre qui vise à limiter la production et à réduire les exportations européennes subventionnées. Cette réforme doit entrer en application progressivement à partir de juillet 2005. Mais avant, elle devra obtenir le feu vert des ministres de l'Agriculture des 25. Et la partie n'est pas gagnée. Tout le monde le reconnaît, le régime actuel du sucre, qui a vécu sans réforme depuis quatre décennies, n'est plus tenable. Primo, il est non concurrentiel et entraîne des prix trop élevés pour le consommateur (le prix garanti du sucre dans l'UE est trois fois supérieur à la moyenne mondiale). Secundo, il pose des problèmes environnementaux liés à la production intensive. Enfin et surtout, il est vivement critiqué par les pays en voie de développement qui accusent l'UE de dumping.

L'idée du commissaire est d'instaurer une baisse d'un tiers des prix européens garantis qui touchera également les pays d'Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) ainsi qu'une nette diminution des quotas de production. Les exportations subventionnées seront drastiquement réduites pour passer de 2,4 millions de tonnes annuelles à 400 000 tonnes. Les pertes de revenus pour les betteraviers seront compensées à 60 % grâce un système de paiement direct découplé de la production. Cette réforme devrait permettre à l'UE de

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