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Libération

Les pirates du Web empêchés de surfer

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Publié le 29/07/2004 à 1h35

Les millions de Français usagers des services d'échanges gratuits de fichiers comme Kazaa sont désormais dans le collimateur. Pour officialiser le top départ de la chasse à ces «pirates», il a fallu hier trois ministres, des producteurs, des représentants des auteurs dont la Sacem et des fournisseurs d'accès à l'Internet (FAI). Du beau monde pour signer une «charte» pour le «développement de l'offre légale en ligne» et la «lutte contre la piraterie numérique». Le tout à l'Olympia, un «symbole», comme l'a souligné le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, présent hier avec ses camarades Sarkozy (Economie) et Devedjian (Industrie).

Coopération.

Symbole, le mot est juste : la salle de spectacle appartient à Vivendi, tout comme la première major du monde Universal Music. Un témoignage de l'influence sur ce texte des producteurs de disques, qui ont obtenu satisfaction sur la plupart de leurs revendications, après une dernière négociation marathon à Bercy jusqu'à minuit mardi soir. Après plusieurs mois d'hésitations, les FAI ont ainsi accepté de coopérer avec les maisons de disques dans leur lutte contre le peer-to-peer (P2P). Une batterie de mesures est au programme, de l'envoi d'e-mails d'avertissement par les FAI à leurs abonnés aux poursuites pénales avec peines maximales de trois ans de prison et 300 000 euros d'amende à la clé. Et une nouvelle thérapie de choc : la déconnexion des «pirates». Les FAI inséreront systématiquement des clauses de résiliation des abonnem

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