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«Red» Adair suspend son vol

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Le fondateur du groupe spécialisé dans l'extinction des incendies de puits de pétrole est mort samedi à 89 ans.

Publié le 09/08/2004 à 1h42

Washington, de notre correspondant.

Désormais, il faudra dire feu Red Adair. Le «pompier volant», fondateur en 1959 du groupe portant son nom, est mort samedi à l'âge de 89 ans, à Houston. Red Adair, qui révolutionna la technique d'extinction des incendies de puits de pétrole, n'a pas attendu son décès pour devenir une légende : Hollywood lui a consacré un premier film dès 1968, les Feux de l'enfer, avec John Wayne. Persévérant et courageux, il incarne à la perfection le «can-doïsme» (volontarisme) cher aux Américains.

Quelque 2 000 puits. Avant lui, ces incendies de puits étaient de vrais casse-tête. En 1961-1962, personne ne savait comment éteindre le puits de Gassi-Toul, dans le Sahara algérien. Le brasier, qui durait depuis près de six mois, était si spectaculaire que l'astronaute John Glenn pouvait le voir de sa capsule orbitale ! La presse l'avait même surnommé «le briquet du diable». Red Adair a tenté sa chance, avec succès. Plus tard, en 1988, il a également éteint la plate-forme Piper Alpha, dont l'explosion avait tué 167 hommes dans la mer du Nord. Au cours de sa carrière, il a ainsi neutralisé dans le monde entier quelque 2 000 puits en flammes, sans qu'on n'ait jamais eu à déplorer un seul blessé ou brûlé parmi ses employés, ce qui faisait sa grande fierté. Pour arriver à ses fins, Red Adair associait diverses techniques : explosifs, boue qu'il pompait, béton, énormes dalles posées sur les puits...

En 1991, au Koweït, son armada d'énormes camions portant de longs br

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