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Libération

Google se piège en se faisant mousser dans «Playboy»

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Prévue la semaine prochaine, l'introduction en Bourse de la firme pourrait être reportée.

Publié le 14/08/2004 à 1h46

Washington de notre correspondant

Les enchères sont ouvertes ! Bravant un marché boursier troublé, ainsi que divers obstacles juridiques et techniques, Google a décidé d'engager vendredi la mise aux enchères publiques d'environ 10 % de son capital, étape préalable à son introduction au Nasdaq. Le groupe, qui gère le principal outil de recherche sur l'Internet, estime que seules les enchères peuvent permettre une évaluation correcte de sa valeur. Peuvent y participer uniquement les résidents américains, passant par une trentaine d'intermédiaires financiers.

Une difficulté de dernière minute menace encore de faire dérailler l'opération : la publication dans Playboy, paru jeudi, d'une interview des deux fondateurs, Sergey Brin et Larry Page. Il est en effet interdit de chercher à faire mousser les actions d'une société lors de la période d'introduction en Bourse. Les deux hommes ont, dans une démarche peu commune, adressé vendredi matin une lettre à la Security and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine, justifiant leur décision de ne pas reporter leur opération. L'entretien, arguent-ils, a été donné en avril, bien avant l'annonce de la prochaine introduction en Bourse : «Nous ne pensons pas que notre implication dans Playboy Magazine constitue une violation [de l'article 5 de la loi boursière de 1933, ndlr]», estiment-ils, en promettant, si la SEC estimait que l'entretien posait problème, de racheter pendant un an, au prix original, toutes les actions ven

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