Pressions et intox autour de la présidence d'Electricité de France (EDF). Hier, la lecture de la presse quotidienne a copieusement irrité Jean-Pierre Raffarin, le Premier ministre n'ayant pas apprécié qu'on lui force la main dans cette affaire. Selon la Tribune et le Monde, François Roussely, nommé en 1998 à la tête de l'entreprise publique par Lionel Jospin, dont le mandat n'a pas été renouvelé le 11 juillet, serait finalement le mieux placé pour se succéder à lui même. «Des informations inexactes», affirme Matignon. Un des plus proches conseillers de Jean-Pierre Raffarin précise même : «La probabilité de la reconduction de Roussely à son poste est très très faible. Pour moi elle n'existe même pas.» Le même explique qu'il en va «de l'autorité du Premier ministre. Dans le climat politique actuel, on ne peut pas laisser penser que Nicolas Sarkozy, qui a soutenu la solution Roussely, a gagné sur Raffarin». Ni que le chef du gouvernement s'est fait tirer les oreilles par le président de la République, qui lui aurait signifié brutalement l'urgence à régler ce dossier. Pierre Gadonneix, actuel PDG de Gaz de France (GDF), voit du coup sa cote remonter.
Baroque. Depuis le 11 juillet, EDF est virtuellement sans patron puisque Roussely n'a pas vu son mandat reconduit, même s'il continue à diriger l'entreprise, et n'a pas été remplacé. Une configuration totalement inédite en France et qui, selon le ministère de l'Economie, n'est pas sans poser de problèmes juridiques. Qui prend les déc




