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Fermeture du leader des isolateurs électriques

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Sediver va délocaliser le site de Saint-Yorre (Allier) vers l'Asie ou l'Amérique du Sud.

Publié le 02/09/2004 à 1h59

Finalement, ce sera la fermeture. La direction du groupe italien Vetroarredo, maison mère du groupe Sediver (isolateurs électriques), a confirmé hier au Comité central d'entreprise réuni à Nanterre (Hauts-de-Seine) son intention de fermer son site de production de Saint-Yorre (Allier), qui emploie 294 salariés.Le plan social consécutif à la fermeture commencera à être négocié dès demain. Le groupe avait testé une forme de chantage à l'emploi sur ses salariés, en conditionnant la poursuite de l'activité à une baisse des salaires de 30 %.

Mais dans l'usine, personne n'y croyait. Vetroarredo, propriétaire du site depuis 2001, avait annoncé son intention de fermer l'usine dès le 30 janvier. Pour la plupart des syndicalistes de l'entreprise, la stratégie de l'italien était simple : «Ils nous ont rachetés pour nous dépecer et fermer quoi qu'il arrive», explique Jean-Pierre Louchet, de l'intersyndicale CFE-CGC-UNSA-CGT. Le site, qui assure 60 % de la production mondiale d'isolateurs en verre et en composite, doit partir pour l'Amérique du Sud ou l'Asie. Depuis, l'intersyndicale s'était lancée dans la recherche d'un repreneur.

Mais le 5 août, la direction de Sediver s'engouffre dans la brèche du chantage à l'emploi lancée par un certain nombre d'entreprises françaises. Dans une lettre aux salariés, la direction évoque un éventuel maintien de 150 emplois, contre «des concessions importantes» et «une réduction des coûts sociaux pour s'aligner sur la moyenne des salaires de la région.» D

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