La Commission européenne a rejeté hier la demande des Etats-Unis visant à supprimer les aides publiques à Airbus. Les négociateurs américains étaient venus réclamer la suppression des subventions à l'aviation civile européenne, dénonçant une distorsion de concurrence entre les deux grands constructeurs aéronautiques : l'américain, Boeing et l'européen Airbus.
Ils n'ont obtenu hier qu'un engagement de Bruxelles : une nouvelle réunion dans la perspective d'une renégociation de l'accord UE - Etats-Unis de 1992 sur les aides à l'aviation civile. «Aux Américains qui sont venus nous réclamer une suppression des aides publiques à Airbus, nous avons expliqué qu'il n'y aurait pas de désarmement unilatéral, a expliqué hier Arancha Gonzalez, la porte-parole du commissaire européen au Commerce, Pascal Lamy. Nous voulons bien réexaminer le dossier des aides, mais si et seulement si les deux parties acceptent de réduire leurs subventions. Pas autrement.»
Les responsables européens de ce dossier réclament à leurs homologues américains deux conditions pour entamer une éventuelle discussion. Une véritable diminution des aides publiques indirectes de Washington à Boeing, notamment à travers les contrats militaires. Mais surtout clarifier ce qui relève des aides des pays tiers. «Il nous serait très difficile de dire à Airbus que nous n'allons plus l'aider, alors que Boeing vient de toucher un gros paquet de subventions», a indiqué Arancha Gonzalez, en référence aux aides accordées notamment pa




