Genève, envoyé spécial.
Ce qui est bon pour Hollywood et l'industrie pharmaceutique américaine n'est pas bon pour toute la planète. C'est au nom de ce principe qu'un groupe de pays en développement, Brésil et Argentine en tête, vient d'ouvrir un nouveau front dans les négociations internationales en demandant une réforme des politiques dans le domaine de la propriété intellectuelle. Objectif : alléger les contraintes qui pèsent sur les pays du Sud en matière de brevets ou de droits d'auteur afin de leur permettre de copier certaines technologies du Nord et d'accéder plus facilement à l'information. La proposition sera discutée à partir du 27 septembre lors de l'assemblée générale de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), agence spécialisée des Nations unies (lire ci-contre). «Le rôle de l'Ompi ne doit pas être limité à la promotion de la propriété intellectuelle. L'organisation doit inscrire le développement dans ses missions», a déclaré mardi dernier Marta Gabrieloni, de la mission permanente de l'Argentine auprès de l'ONU, lors d'un colloque sur l'Ompi organisé à Genève par la fédération d'associations de consommateurs Transatlantic Consumer Dialogue.
«Sujet chaud». En ligne de mire, les pressions des pays du Nord pour aligner via des traités, le régime des brevets ou des droits d'auteur des pays du Sud sur celui en vigueur chez eux. «Les Etats-Unis voient l'OMPI comme un outil de politique commerciale: ils s'en servent pour promouvoir leurs industrie




