A une époque où les études sur les attentes des consommateurs modèlent les stratégies industrielles, voilà un propos surprenant : le lancement de la Logan en France est «une décision instinctive qui n'a été précédée d'aucune étude sur le marché français». Dans une interview au Journal du dimanche, hier, Louis Schweitzer, le PDG de Renault, dit tirer les conséquences du «succès du lancement» de cette voiture à bas coûts en Roumanie et confirme son lancement en Europe de l'Ouest, «dans une version de base mieux équipée. D'abord en Allemagne et en France en juin. Puis dans tous les pays de l'Union».
Petite taille. Un tel modèle a-t-il une chance sur le marché français ? Le concurrent Peugeot n'y croit pas et préfère miser sur des modèles plus onéreux et mieux équipés. Un différend industriel qui rappelle la querelle entre Airbus et Boeing sur la viabilité de l'avion géant A380, un type d'appareil auquel le constructeur américain ne croit pas.
«En matière de voiture à bas prix, il y a deux approches, résumait samedi Jean-Martin Folz, le PDG de PSA Peugeot-Citroën sur Radio Classique. Soit on veut qu'elle ne soit pas chère, c'est un marché qui existe, c'est celui de la voiture d'occasion. Soit on veut une voiture avec un style attractif, qui ait de vraies prestations.» Et de vanter «ce choix que nous avons fait», avec «la Citroën C1 et la Peugeot 107 que nous présenterons en février». Folz aurait pu ajouter que, pour Peugeot, la voiture à bas prix est de petite taille. La 107 sera




