Vergèze (Gard), envoyé spécial.
La direction de Nestlé Waters France (NWF) a décidé hier soir, de lâcher du lest dans le conflit qui l'oppose à la CGT de Perrier. Sous la pression des salariés du site et des interventions du ministère de l'Economie. Le groupe suisse propriétaire de Perrier a annoncé qu'il allait mettre en oeuvre son plan de préretraites signé en juillet dernier avec la CFDT et la CFE-CGC. Sans exiger la signature de la CGT, contrairement à lundi soir. En revanche, Nestlé Waters France a prévenu par communiqué les salariés du site de production de Vergèze que «l'amélioration des performances est nécessaire à tout investissement». Enfin, le groupe déplore «l'absence de tout engagement formel du syndicat majoritaire [la CGT, ndlr] à prendre part à l'application de ses accords essentiels à la pérennité de l'entreprise».
Lundi soir, la CGT avait finalement retiré son droit d'opposition au plan sur les préretraites (lire ci-dessous). A Vergèze, le syndicat a pu largement compter sur ses troupes au cours de ces derniers jours. Hier, lors de la «réunion d'information» à laquelle étaient présents presque tous les 1 600 salariés de l'usine, chacun a écouté les explications des élus cégétistes majoritaires. A la sortie, devant les grilles du site, ils ont commenté la partie de bras de fer qui s'est jouée entre la direction de NWF, propriétaire de Perrier et la CGT. «La situation était bloquée, et le syndicat a fait un pas en avant. C'est à la direction de tenir sa parole




